Des prévisions indiquent que la population mondiale aura passé le cap des 9 milliards d’individus à l’horizon 2050. Pour nourrir autant de personnes, nous devrons essentiellement doubler notre production actuelle de nourriture.

Le poisson est un aliment de choix pour la population mondiale en augmentation. Il est riche en protéines, pauvre en matières grasses, sain et doté d’une haute valeur nutritionnelle. Le secteur aquacole est également un des plus efficaces convertisseurs d’aliments d’origine animale en nourriture de haute qualité, avec sa faible empreinte carbone et son système de production nécessitant moins de ressources que pour tout autre système de production animale. [1]

Les méthodes traditionnelles qui reposent sur la pêche sauvage pourraient toutefois ne pas suffire à répondre à la demande en plein essor. Les ressources piscicoles sont pratiquement épuisées et 86 % [2] des principaux sites de pêche sont soit exploités au maximum de leurs capacités, soit en phase de surpêche : même avec des pratiques durables, la pêche en eau de mer a atteint les limites de ce qu’elle peut offrir.

L’aquaculture peut contribuer à répondre à cette demande mondiale, tout en réduisant la pression qui pèse sur les stocks halieutiques sauvages. Il s’agit du secteur de production alimentaire à l’expansion la plus rapide au monde et plus de la moitié du poisson consommé dans le monde provient déjà aujourd’hui de l’aquaculture. [3]

La hausse rapide de la demande en poisson d’aquaculture connaît toutefois ses propres défis. La gestion médiocre d’une entreprise aquacole peut s’accompagner de beaucoup d’effets néfastes, notamment la mauvaise gestion des sites, la pollution de l’eau, la perturbation des écosystèmes locaux et des conditions de travail déplorables. Plus la croissance de l’aquaculture sera rapide, plus son impact potentiel sur l’environnement, les travailleurs et les communautés locales sera important.

Il est temps à présent de s’attaquer au problème. Par la promotion d’une meilleure gestion de l’exploitation aquacole, nous pouvons répondre à la demande croissante, tout en minimisant l’impact socio-environnemental.

[1] Feeding 9 billion by 2050 – Putting fish back on the menu

[2] FAO Fisheries and Aquaculture Circular No. 1089

[3] Food and Agriculture Organisation of the United Nations

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